La douceur des sons tranquilles, la langueur de la chaleur moite et des corps qui s'aiment. Il y a des moments que je voudrais composer avec la passion et la patience, mais l'une et l'autre s'évitent quand il s'agit de moi. J'ai les gestes brusques et les yeux perdus, je laisse filer le temps dans de longues minutes de rêveries, je m'endors paisiblement sous des baisers inattendus, et je m'y oublie. L'été a enfermé p a r i s sous une cloche d'air chaud et lourd. Le ciel est d'un bleu très pur, on croirait que les cartes postales ne mentent pas et que les gens sont heureux . Mais avec le temps on apprend à s'arrêter de penser aux autres* , enfin. Les branches du saule pleureur venues troubler la quiétude des amants, et offrir aux autres le spectacle de leur danse molle. Gentiment rire et courir les pavés, chanter et du coin de l'½il admirer les bouquinistes le long des quais de Seine. S'endormir avec la main d'une amie dans la sienne, parler des heures avec Ju' et aimer les impressions que me font les mots de Kundera. Dans quelques heures, Japan Expo, j'y traînerai mes petits os avec l'impatience annuelle, papillonant sûrement autour du stand Pin'k'Up :]
_______________________________________________doo doo doo-doo doo doo doo Doo •